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L'arrivée de Victor fut mémorable!


Nathalie Hurdle

En région - Publié le 21 mai 2008 à 20:25
Nathalie Hurdle
Photo:Nathalie Hurdle
Pierre Amyot, de Danville, se rappellera longtemps du 1er mai 2008. Devant l'évidence de la naissance précipitée du petit Victor, il l'a lui-même mis au monde. Dans ses bras, il tient Benoit, âgé de 2 ans. Dans les bras de maman, Isabelle Barrast, bébé Victor dort profondément. Dans le module de jeux, on retrouve les autres membres de la famille : à l'arrière, Judith, 10 ans; Christelle, 7 ans et Catherine, 11 ans. Devant, Philippe, 5 ans et Anne-Marie, 3 ans. Absent au moment de la photo, l'aîné de la famille, Étienne, 13 ans.
Parents de sept enfants de 13 ans à 2 ans, Pierre Amyot et Isabelle Barrast, de Danville, attendaient avec quatre jours de retard un nouveau membre dans leur famille. Surprise, bébé Victor s'est pointé si rapidement, que papa n'a eu d'autre choix que de le mettre au monde!

Le 1er mai dernier, la famille Amyot-Barrast a ainsi vécu des moments qu'elle n'oubliera jamais. Puisque bébé se faisait attendre, plusieurs membres de la famille prenaient des nouvelles régulièrement pour savoir ce qu'il en était. Sur les conseils de Pierre, son mari, Isabelle décide d'arrêter de penser au moment de cette naissance et de décrocher.

Vers 22 h, le mercredi soir 30 avril, elle va au lit, comme à l'habitude. Vers 12 h 15, elle se rend à la toilette et demande à son mari de compter la durée des contractions. La première fois qu'il compte, il pense que c'est encore une fausse alarme. Au deuxième compte, il constate que la contraction a duré environ une minute vingt secondes.

Vite, la sage-femme!

«Je suis immédiatement allé téléphoner à la sage-femme, qui habite Stanstead. En principe, nous devions nous rencontrer à la maison des naissances, dans l'arrondissement Brompton à Sherbrooke.

«De mon côté, j'étais de moins en moins sûre d'avoir le temps de me rendre, car les contractions étaient très fortes», indique Isabelle.

«Devant l'évidence de l'urgence, j'ai retéléphoné à la sage-femme et elle m'a alors demandé de mesurer la hauteur utérine. Je me demandais comment faire. Elle m'a expliqué rapidement. Pour ce faire, il fallait qu'Isabelle s'étende sur le lit», indique M. Amyot.

«En arrivant en haut, près de ma chambre, les eaux ont éclaté et j'étais incapable de m'étendre sur le lit», explique la maman.

«Quand j'ai pu mesurer la hauteur utérine, j'ai aussi aperçu la tête du bébé. Heureusement, lors des sixième et septième accouchements d'Isabelle, la sage-femme m'avait montré comment faire en cas d'urgence. Je n'aurais jamais pensé devoir utiliser ces trucs», raconte avec émotion le père de famille.

«D'abord, je me suis dit qu'il ne fallait pas que je m'énerve. J'ai attendu la deuxième poussée, tourné un peu la tête de bébé et hop, il est sorti! Tout a très bien été. Le cordon était bien placé, Victor a respiré tout de suite et il avait un très beau teint», poursuit-il.

Il avoue qu'il était tout de même nerveux, mais pas affolé. «Après sa naissance, j'ai coupé le cordon ombilical, j'ai mis une pince et je l'ai déposé sur le ventre d'Isabelle, bien emmitouflé pour ne pas qu'il prenne froid. Ensuite, j'ai contacté à nouveau Johanne, la sage-femme, pour lui dire que bébé était là! Elle m'a alors expliqué comment faire sortir le placenta, et tout s'est déroulé très bien. Lorsqu'elle est arrivée à la maison, tout était sous contrôle.»

Toute cette scène s'est déroulée en une heure seulement.

Les autres enfants de la famille ont tous été réveillés par le brouhaha de la maison, «mais aucun ne s'est levé. Quand je leur ai dit que leur petit frère était parmi nous, ils m'ont tous répondu qu'ils le savaient», ajoute Pierre Amyot avec beaucoup de fierté.

«Nous nous sommes recouchés à 4 h du matin, avec le petit Victor entre nous. Dans mon sommeil, je me suis vraiment demandé si la naissance du bébé était réelle, ou si c'était un rêve. Mais, en ouvrant les yeux, j'ai bien vu que c'était vrai», s'exclame l'heureuse maman d'un magnifique garçon de 10 lb 9 onces.

Travailleur autonome, Pierre Amyot s'organise pour devoir quitter la maison seulement deux jours semaine. Le reste de son temps, il le passe avec sa famille. «Nous ne sommes pas riches, mais nous ne manquons de rien», indique Isabelle. Et qu'en est-il du «baby blues»? «Eh bien, je n'ai tout simplement pas le temps pour ça!», lance la maman avec des étincelles dans les yeux.










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